dimanche 19 décembre 2010

Voici la fameuse" tirade du nez" de Cyrano de Bergerac



Voici d'abord le passage du film, qui correspond à cette tirade, interprêté avec brio para Gérard Depardieu qui incarne dans le film cet anti- héros spirituel et plein d'humanité:




Vous pouvez apprendre à réciter ces célèbres vers de la littérature française avec l'aide de Jacques Weber, un "grand" du théâtre français

Voici également le texte de Jean Rostand, auteur de la pièce "Cyrano de Bergerac":

Cyrano
Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »
Curieux : « de quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « l'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! »
Cavalier : « quoi, l'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode ! »
Emphatique : « aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « c'est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! »
Militaire : « pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
—Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.



Edmond Rostand (1897)


mercredi 15 décembre 2010

BIENTÔT NOËL!

Que se passerait-il si l'enfant Jésus venait au monde en 2010?

Imaginez!

Voici un sympathique vidéo pour vous situer. Il est en portugais mais ce n'est pas un problème pour vous qui dominez le catalan, l'espagnol et le français.

En Français, ce serait: La Vierge Marie, l'Enfant Jésus, Joseph le menuisier, le boeuf et l'âne, les 3 Rois Mages: Gaspar, Melchior et Balthasar ...

Et voilà! Rêvez!




mardi 14 décembre 2010

Et voici les deux chansons de Noël que nous avons apprises en classe ( 1º ESO)

Entre le boeuf et l'âne gris ...


Pour les gourmandes et les gourmands !




Recette des truffes sucettes


Ingrédients
*250 g de chocolat noir de bonne qualité 
*125 g de beurre non salé
*2 jaunes d'oeuf
*1 paquet de sucre vanillé
*150 g de sucre glace (dont 50g pour le glaçage)
* 1 blanc d’oeuf
* colorant alimentaire (facultatif)

Temps de préparation : 20 minutes

Préparation

               Pour les truffes au chocolat noir :

1. Casser le chocolat en petits morceaux dans un plat résistant à la chaleur.
2. Le faire fondre au bain-marie.
3. Ajouter progressivement le beurre coupé en petits dés.
4. Bien mélanger.
5. Quand le beurre a bien fondu dans le chocolat, retirer le plat du feu.
Aajouter les jaunes d'oeuf, le sucre vanillé et le sucre glace.
6. Bien mélanger à nouveau.
7. Mettre la pâte au frigo pendant au moins une heure afin qu'elle se solidifie.
8. Ensuite, former des petites boulettes de pâte à la main !

               Pour le glaçage :
 
Commencez par planter les bâtons dans chaque truffe.  
Vous pouvez utiliser des cure-dents ou mieux des Mikado au  chocolat blanc !
Faites votre glaçage en mélangeant énergiquement le blanc d’œuf au sucre glace restant. 
Ajoutez-y le colorant alimentaire (quelques gouttes suffisent !)
Trempez les sucettes dans le glaçage et laissez sécher quelques minutes 
(plantez les sucettes dans du pain pour les tenir droite pendant le séchage !)

Les truffes version kid sont prêtes !


samedi 11 décembre 2010

Ferran a écrit de Paris!

Coucou, mes élèves!

Je ne peux résister à la tentation et je vous copie le message que Ferran vient de m'envoyer de Paris.

Salut Françoise,
ça va? J'espère que tout va bien. Moi je vais très très bien à Paris, même si je dois beaucoup travailler (on doit rendre beaucoup d'essais avant Noël) et ici c'est déjà l'hiver à Paris. Comme tu l'auras lu dans les journaux, il a beaucoup neigé et la ville était très très belle toute blanche. Et, en fait, on s'est déjà habitué au froid parisien. Il fait 1º pour l'instant et c'est la témpérature maximum depuis deux semaines. En tout cas, on ne doit pas s'obséder et il faut impérativement assumer qu'à Paris il fait froid et, donc, on s'habille bien chaud et ça marche beaucoup mieux!

Paris, comme tu le sais, c'est magique maintenant que c'est presque Noël: on a des petits marchés de Noël partout, à Montmartre, à Abbesses, même à Montparnasse juste en bas de la tour, sur les Champs Élysées et évidemment à Saint-Germain-des-près. Malgré cette magie, les lumières de Noël ne sont pas si belles ni si élégantes que celles de Palma.

Ce dernier week-end, comme une amie est venue me rendre visite, j' en ai profité pour beaucoup me promener et pour aller à l'Opéra  Garnier: j'ai profité des tickets "dernière minute" qui ne coûtent que 25€ pour une place qui, normalement, coûterait 200. C'était vraiment magnifique le Palais et même la pièce était  sympa. C'était une sensation bizarre d'être là-bas entouré des grandes fortunes et de femmes avec des bijoux en diamants, surtout parce que j'avais payé si peu pour une si bonne place.

Bon, comme je te l'ai déjà dit quand je suis venu en Octobre, je rentrerai le dimanche 19, donc, si tu veux, je peux aller de nouveau à l'école pour parler avec toi et tes élèves. En tout cas, c'est comme tu veux.

Je t'embrasse,
à très bientôt,
Ferran.
PS. Voici une photo du Jardin du Luxembourg enneigé!


dimanche 28 novembre 2010

LE CHOIX D'ÉCRIRE EN FRANÇAIS

Voici un article du journal Le Monde à propos du festival d'écritures méditerranéennes qui se tient à Marseille ces jours-ci.

"Quel est le point commun entre les écrivains Hélène Cixous, Tahar Ben Jelloun,Amin Maalouf, Boualem Sansal, Abdellatif Laabi, Michel del Castillo ou Robert Solé ? Aucun d'entre eux n'a une once de sang français dans les veines et pourtant, ils ont choisi le français pour s'exprimer. Ils ont aussi en commun de partager une même passion pour la littérature française..." ( Le Monde)

Qu'en pensez-vous?

http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/11/28/langue-d-oreiller-contre-langue-de-guerre-le-choix-d-ecrire-en-francais_1446039_3260.html